EMISSION SPÉCIALE DELARUE: "J'AI SURVÉCU À UN ENDURO CATASTROPHE"
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66 ans42404240 messages 472472 images
Posté le 15-04-2011, à 13:45
Aaaaaaaah, Michel est de retour! Ce post avait été créé pour toi, tu peux en rajouter si tu veux, je crois que personne ne s'en plaindra!!!!!!!!!

Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du malMoto(s) : BPS 125 SE6J 75 & 76 - Herculès 250 76 - Bultaco Matador SD 71
63 ans92119211 messages 13451345 images
Posté le 15-04-2011, à 13:47
si il veut????? mais il est OBLIGÉ !!!!  😄  😄  au besoin, j'ai les archives enregistrées, du Lioran par Michel et d'autres de ses courses.... 😉 

Un bon atterrissage, c'est quand on peut sortir tout seul de l'avion.
Un excellent atterrissage, c'est quand l'avion peut servir à nouveau
71 ans32103210 messages 117117 images
Posté le 15-04-2011, à 14:05
Bah j'ai pas encore vidé mon sac !

Par ex avant Beaune on se régalait, Beaune, Bourgogne qu'est ce qu'on allait se mettre !

Finalement vu les tarifs partiqués sur place nous nous sommes consollés au Beaujolais bien plus abordable...

Mais comme on avat très soif l'affair eà tourné chahut dans le dortoir, des plumes partout un coup d egemoux dans le pif avec déviation de la cloison nasale, mouillettes dans les narines, etc...

Alors que j'étais rentré en état à l'hotel !

L'enduro c'est un vrai sport !

Quelle santé !

Moto(s) : KTM
71 ans32103210 messages 117117 images
Posté le 15-04-2011, à 16:21
Oléron sous la neige en 197x

Allez zou, je m’emmerde un peu à la mine , comme souvent…

Donc en 197x, Enduro Chat. de France à Oléron fin février.

Oléron je connaissais bien pour y être allé traîner un moment  + un an à défendre la France du côté de la Rochelle, un enduro à Oléron pourquoi pas ?

Ah bah ça n’a pas été rien !   

Au départ que du soft, pas de grimpette impossible à prévoir, beaucoup de sable, mais bon…

Dès l’annonce du calendrier du championnat, prêt à en découdre, je fais jouer le carnet de  relations pour trouver un gite du côté de la Cotinière à keks kms du départ à St Pierre !

Un gite tout confort (l’été…) et Max qui prend comme d’hab’ l’assistance  ( bouffe , essence , etc..) , on est parés !

Vers Poitier , le temps tourne un peu à la merde ! A Niort y a du verglas partout le vendredi !

Entre Niort et Surgère, panne d’essence, je fais du stop, pas d evoitures que des camions qui me klaxonnent avec force appels de phares et la gueule du chauffeur manifestement  très énervés tout ça pasque lassé je me met en travers de la route pour les arrêter.

Après un moment de reflexion, j’ai compris que pour eux toucher aux freins, c’était l’accident garanti, la remorque en portefeuille etc…

Bon, ok on va vidanger le réservoir et continuer au mélange !

Arrivé sur place, on descend les motos, «  tiens les sangles tiennent debout contre le mur « !

Même fin février, la nuit tombe vite, et le temps pâssé à jacter autour des contrôles administratifs ne nous a pas mis en avance, faut régler la carburation, qui manifestement n’est pas tip top !

On rentre la moto dans le salon du gite pour y voir clair, avec la chaleur le glace fond et fait tomber la flotte et le sable sur le sol ! C’est le moment ou la proprio vient nous souhaiter une bonne installation.
On a eu beau faire le mur devant la Katé, elle n’a pas hésité à nous une remarque désapprobatrice ! Visiblement elle regrettait !

Le reste du gang arrive, les brèles sont au parc fermé, les courses sont faites, l’apéro commence .

Et crac !

Black out total sur toute l’ile !

Equipée pour l’été l’ile n’a pas supporté l’afflux de touristes hivernaux qui se gèlent les couilles et tirent à fond sur les radiateurs électriques !

Stoppés en plein apéro, on continue en braille, avec 2 lampes de poche récupérées dans les voitures.

Bien sûr Max à la cuisine assure, côtes de porc sauce tomate et cornichons, pour 12 dans le noir ! Le four de la cuisinière à gaz tourne à fond la porte ouverte,   et dès la cuisson terminée on fout des pots de fleur retournés sur les brûleurs pour en faire de modestes radiateurs. La vaisselle un vrai bordel dans le noir !

La toilette, la veillée, très très rapides ! C’est sans doute l’enduro ou je me suis couché le plus tôt !

Le lendemain après avoir un peu grelotté petit dej au bistrot !

Puis départ, il ne neige plus, mais y a grave du verglas ! Qu’importe on est là pour en chier, et on ne vas pas être déçus…   

Tous ceux qui ne sont pas tombés au premier virage à gauche en sortant du parc, se sont vautrés au premier stop en ville. Sur le glissant faut pas toucher aux freins, c’est pas reflexe…

Bon, après, et avant de trouver du sol moins bitumé, à chaque intersection le temps de sortir du bled, il y en a 2 au tapis. Petit à petit le métier rentre, on dose finement !

Puis les vignes, les chemins bordés d’eau saumâtre (méfiance) , finalement bien que très plat; un très beau parcours avec la mer  à droite et à gauche. On passe pa    r Chassiron, on attaque les galets, on replonge vers les marais , et la grande plage de Verbois marée basse au taquet , en faisant l’élastique avec la poignée pour ne pas serrer. Certains moins prudents on déjà soudé piston et cylindre à mi parcours… Puis on rentre dans la foret des Saumonards  avec ses routes incendie qui cassent le rythme vu que pour sauter les talus faut quand même être gonflé ou natif de l’ile…

Au 2 me tour, la mer est haute et la ligne entre eau et terre extrêmement mince, bref je finit mon tour à la limite de la mise hors course ( 1 heure), en argumentant auprès du représentant de la FFM , la minute de tolérance , j’ai gain de cause, sans doute par générosité…

Côté bouffe à la maison, et économies, ce soir là on abandonne les bonnes résolutions, l’assistance est pétrifiée par le froid et nous les héros du W.E. ne sommes pas très réchauffés.

L’Ile d’Oléron en hiver c’est un peu mort, et rare sont les établissements ouverts toute l’année. On en trouve un, manifestement au dessus de notre condition, mais bon, y a pas le choix ! Malgré notre look «  Roumain », barbour crôtté sur pantalon de survet’  ils nous acceptent. La salle grandiose avec vue sur la l’océan ( mais il fait déjà nuit), des chaise savec dossier 1,80 m., ça change un peu des routiers. Et puis dedans les clients on sent bien qu’ils ne sont pas venus pour la course. De l’Allemand friqué, du notaire avec maitresse, genre !

Le gang est un peu bruyant , le temps de s’installer, le silence revient doucement jusqu’au moment ou le Max, pose son barbour sac à dos bourré Facom sur le dossier d’une une chaise qui bien sûr bascule et éclate dans un silence religieux . Putain d’éclat de rire de la bande qui peinait à rester cool. Après c’était mort . Les seniors ont finit de laper leur soupe et se sont cassés, au bridge, la salle était à nous la cheminée tirait comme la chaudière du  TGV le jour d’un record de vitesse et de temps en temps on voyait passer un loufiat qui prenait la température prêt à sonner le 17 ! 

Le lendemain, bon pied bon œil, un temps superbe au départ. Il y apeu d emonde , beaucoup d’abandons la veille, yapuka finir pour être classé. et plus si affinités...

Oui, mais !

C’était sans compter sur la guigne, un con de pin maritime qui traverse sans regarder, le Preston  glacé plus du tout souple qui explose à ras du té de fourche. Pas grave n’a fout ‘ !

Sauf que il y avait toujours de la neige fondue qui devenait de la glace en arrivant sur la truffe, donc niqué pour les lunettes. Et pas longtemps après en plus du masque de glace j’avais les paupières comme des joues de hamster pleines de sable.

Croix Rouge, vidange rinçage au sérum physiologique et adieu podium ! 

Bon on charge la mob sur la remorque un peu désappointé et back home.

Dès Poitier, la neige sur l’autoroute, putain on est pas couchés !

On attaque prudemment, mais avec les regroupements, ça devient très casse gueule de rouler groupés . Au bout d’un moment on finit par doubler les chasse neige, nous avons 300 kms. devant nous sans personne.

40, 45, 50 ça tient, 70 ça tient toujours on s’enhardie, 100, 120 à donf’ vers 130, si on ne touche pas aux freins la remorque équilibre, et la traction avant tracte. Nous sommes deux voitures sur l’autoroute, mon pote est devant a 1 ou 2 kms.  je le vois en fonction du relief.

Après keks heures de tension relative nous arrivons vers Palaiseau il se casse chez lui, je rentre à Fontenay avec le Max qui roupille depuis un bon moment.

Après 500 kms de route délicate, nous arrivons au box  pour larguer la remorque et dodo.

Ca fait trois jours qu’on joue Holydays on Ice  à pied à moto et en voiture, et dans la descente du garage sur la neige je perd un instant le contrôle je m’en sort avec un grand coup d’accélérateur ( uniquement reflexe) , les roues mordent sur la  partie sans neige de la descente, la remorque tape un peu une porte de box en ferraille, ouf, on est passés .   

On range la remorque avec la brèle dessus, et dodo !

Et bin non !

Impossible de remonter la neige tassée dans les reliefs du béton est un vrai miroir, il est 3 heures du mat, il caille on est crevés .

Je nous revois a gratter les graviers du trottoir avec des boite de K7 pour sortir la voiture du garage…
Bien sûr nous sommes arrivés grave à la bourre au boulôt, tous les deux !

Mais bon, ça fait des souvenirs.

Moto(s) : KTM
63 ans92119211 messages 13451345 images
Posté le 15-04-2011, à 16:29
oh putain!!! j'en pleure!!!! les paupières comme de joues de hamster!!!! mort rire!!! et les vieux qui se barrent écoeurés après la chute de la veste Facom!!! mouarrfffffffff!!! Michel t'es géant!! 👍  👍  😍  😍 

Un bon atterrissage, c'est quand on peut sortir tout seul de l'avion.
Un excellent atterrissage, c'est quand l'avion peut servir à nouveau
63 ans92119211 messages 13451345 images
Posté le 15-04-2011, à 16:34
Michel, fais moi un copier coller de ce récit et colle le là www.ktmaddict.fr/forum/viewtopic.php?id=79...  s'teuplé....faut que les copains de KTMaddict lisent ça... 👍 

Un bon atterrissage, c'est quand on peut sortir tout seul de l'avion.
Un excellent atterrissage, c'est quand l'avion peut servir à nouveau
63 ans33303330 messages 195195 images
Posté le 15-04-2011, à 16:44
 😄  😄  😄  Oh le c.. !  😄  😄  😄 

DIDIER- Team Paysantini Avanti
Et pourtant la vie continue ...
68 ans22232223 messages 8383 images
Posté le 15-04-2011, à 17:14

ploermel78 a écrit :

J’ai survécu à plusieurs Enduros mythiques !


Entre 75 et 83 j’ai usé mon banquier à participer à de nombreux enduros de ligue ou de championnat, et même le premier BOL D’HERBE.

En Championnat de France le principe était : Samedi 2 tours, et le dimanche idem dans l’autre sens ( 90 à 120 kms. par tour je crois).

Inutile de vous dire que dans ces conditions la montée infernale du samedi se transformait en descente angoissante le dimanche, et réciproquement.  Mais cela concernait surtout ceux qui repartaient le dimanche. Certaines fois les départs du dimanche étaient vite donnés… Au moins il y avait du monde dans la spéciale !

Celui qui n’a pas connu l’habillage du dimanche, sortir du duvet pour se  glisser douillettement dans le froc en cuir, et les bottes trempées de la veille, celui là ne connait rien du confort .
J’ai aussi le souvenir d’un copain, qui malin, couchait à l’hôtel plutôt que de camper, et qui dans un éclair de génie post apéro avait posé pantalon et bottes trop près de la chaudière de l’hôtel. Ca pour être bien sec, il était bien le froc et les bottes aussi, c’était même plus sec c’était brut !  Tout racorni, souplesse carton . Et la course dans le parc le matin pour emprunter froc et bottes. Gros succès de rigolade sur le chemin du retour à la maison.   

Tout ça pour dire qu’avant d’avoir le niveau technique et le degré de préparation / fiabilité qui permet de boucler 2 fois 2 tours, il y a eu quelques DNF !!

Quant à pointer à zéro c’était encore une autre histoire, il a fallut en aligner des kilomètres et des $ pour y arriver !

On commençait souvent avec un trail, mais rapidement il fallait absolument une vraie bête d’enduro, l’arme fatale ! Celle qui permettrait de faire éclater à la face du monde tout le potentiel inexploité. Là encore, quelques déceptions…

Combien de fois, suant et poussant tancké dans un bourbier on se traitait de con pour avoir choisi la  mauvaise ornière, combien de fois le spectacle déprimant de la moto accrochée par les câbles à un arbre en contrebas, incitait à penser «  Ce coup là, j’arrête » ?

3 semaines plus tard on découpait les n° dans le Vénillia.

Quelques évacuations sanitaires et/ou passages à la croix rouge aussi à ajouter au palmarès.

Ce que je regrette le moins c’est les retours dans la nuit de dimanche à lundi. Le temps de ranger la moto chez un pote la remorque chez un autre pour enfin aller prendre une douche et se glisser sous le torchon pour 2 ou 3 heures avant d’attaquer une journée de 8 heures avec courbatures et gnons qui se réveillent. Surtout que pendant le parcours du retour avec les caisses qu’on avait nous avions largement le temps de faire le bilan du W.E. , des frais à prévoir pour dans 3 semaines, sans parler du courrier qui attendait dans la boite à lettre…

J’en étais arrivé à un tel stade que je calculais quand je devais aller voir le toubib pour qu’il m’arrête de façon à la fois à gagner des jours pour la préparation, aller toucher les indemnités journalières à la sécu , pour l’essence, ou parfois  trouver un pote fiable pour aller  glisser l’arrêt de travail dans la boite de la sécu, une fois  la course terminée sans bobo !

Tout ça pour pouvoir dire, 30 ans après, «  Oléron sous la neige, j’y étais, et Beaune, un tour ½ ( déjà beau)  abandon à la nuit largement hors course, et Cros, bien cata aussi celui là, et Loudun, Quillan le 1er Mai, la pluie en bas, la neige en haut, la boue partout ! Le sud  de la France au mois de Mai, bien sûr, on campait ! Le samedi soir il y aivait  eu  tellement d’abandons qu’il y avait des piaules d’hôtel libres . Après une nuit à claquer des dents, et la journée à se geler les noix, on a pas hésité ! D’ailleurs Quillan , reste un must ! Le dimanche soir à 900 kms de la maison à faire dans la nuit, faux contact, je n’avais plus que les veilleuses qui fonctionnaient, plus de ventilation la drache dehors, et un m3 de fringues mouillées dans la 104, un cm. de buée sur les carreaux, fallait quand même remonter à la capitale vu que je m’étais préalablement pris de gueule avec ma hiérarchie qui m’avai «  conseillé » d’être à l’heure lundi pour la prise de poste ! A 4 heures du mat’ j’ai échoué à Limoges toujours sous la pluie, j’ai jeté l’éponge.

Sur le moment, j’avoue, j’étais  bien entamé.


Aujourd’hui, je ne regrette rien , non rien de rien !

Sauf la Vie qui allait avec .


beau recit des enduro d antant ! du vrai d epoque !souvant dure ! mais cetait bien l la passion faisait oublier les problemes de mauvais temp et autres !bravo michel! 👍 

BRUNO . team paysantini avanti .Moto(s) : Monark , fantic .
60 ans765765 messages 239239 images
Posté le 15-04-2011, à 17:40

ploermel78 a écrit :

Oléron sous la neige en 197x

Allez zou, je m’emmerde un peu à la mine , comme souvent…

Donc en 197x, Enduro Chat. de France à Oléron fin février.

Oléron je connaissais bien pour y être allé traîner un moment  + un an à défendre la France du côté de la Rochelle, un enduro à Oléron pourquoi pas ?

Ah bah ça n’a pas été rien !   

Au départ que du soft, pas de grimpette impossible à prévoir, beaucoup de sable, mais bon…

Dès l’annonce du calendrier du championnat, prêt à en découdre, je fais jouer le carnet de  relations pour trouver un gite du côté de la Cotinière à keks kms du départ à St Pierre !

Un gite tout confort (l’été…) et Max qui prend comme d’hab’ l’assistance  ( bouffe , essence , etc..) , on est parés !

Vers Poitier , le temps tourne un peu à la merde ! A Niort y a du verglas partout le vendredi !

Entre Niort et Surgère, panne d’essence, je fais du stop, pas d evoitures que des camions qui me klaxonnent avec force appels de phares et la gueule du chauffeur manifestement  très énervés tout ça pasque lassé je me met en travers de la route pour les arrêter.

Après un moment de reflexion, j’ai compris que pour eux toucher aux freins, c’était l’accident garanti, la remorque en portefeuille etc…

Bon, ok on va vidanger le réservoir et continuer au mélange !

Arrivé sur place, on descend les motos, «  tiens les sangles tiennent debout contre le mur « !

Même fin février, la nuit tombe vite, et le temps pâssé à jacter autour des contrôles administratifs ne nous a pas mis en avance, faut régler la carburation, qui manifestement n’est pas tip top !

On rentre la moto dans le salon du gite pour y voir clair, avec la chaleur le glace fond et fait tomber la flotte et le sable sur le sol ! C’est le moment ou la proprio vient nous souhaiter une bonne installation.
On a eu beau faire le mur devant la Katé, elle n’a pas hésité à nous une remarque désapprobatrice ! Visiblement elle regrettait !

Le reste du gang arrive, les brèles sont au parc fermé, les courses sont faites, l’apéro commence .

Et crac !

Black out total sur toute l’ile !

Equipée pour l’été l’ile n’a pas supporté l’afflux de touristes hivernaux qui se gèlent les couilles et tirent à fond sur les radiateurs électriques !

Stoppés en plein apéro, on continue en braille, avec 2 lampes de poche récupérées dans les voitures.

Bien sûr Max à la cuisine assure, côtes de porc sauce tomate et cornichons, pour 12 dans le noir ! Le four de la cuisinière à gaz tourne à fond la porte ouverte,   et dès la cuisson terminée on fout des pots de fleur retournés sur les brûleurs pour en faire de modestes radiateurs. La vaisselle un vrai bordel dans le noir !

La toilette, la veillée, très très rapides ! C’est sans doute l’enduro ou je me suis couché le plus tôt !

Le lendemain après avoir un peu grelotté petit dej au bistrot !

Puis départ, il ne neige plus, mais y a grave du verglas ! Qu’importe on est là pour en chier, et on ne vas pas être déçus…   

Tous ceux qui ne sont pas tombés au premier virage à gauche en sortant du parc, se sont vautrés au premier stop en ville. Sur le glissant faut pas toucher aux freins, c’est pas reflexe…

Bon, après, et avant de trouver du sol moins bitumé, à chaque intersection le temps de sortir du bled, il y en a 2 au tapis. Petit à petit le métier rentre, on dose finement !

Puis les vignes, les chemins bordés d’eau saumâtre (méfiance) , finalement bien que très plat; un très beau parcours avec la mer  à droite et à gauche. On passe pa    r Chassiron, on attaque les galets, on replonge vers les marais , et la grande plage de Verbois marée basse au taquet , en faisant l’élastique avec la poignée pour ne pas serrer. Certains moins prudents on déjà soudé piston et cylindre à mi parcours… Puis on rentre dans la foret des Saumonards  avec ses routes incendie qui cassent le rythme vu que pour sauter les talus faut quand même être gonflé ou natif de l’ile…

Au 2 me tour, la mer est haute et la ligne entre eau et terre extrêmement mince, bref je finit mon tour à la limite de la mise hors course ( 1 heure), en argumentant auprès du représentant de la FFM , la minute de tolérance , j’ai gain de cause, sans doute par générosité…

Côté bouffe à la maison, et économies, ce soir là on abandonne les bonnes résolutions, l’assistance est pétrifiée par le froid et nous les héros du W.E. ne sommes pas très réchauffés.

L’Ile d’Oléron en hiver c’est un peu mort, et rare sont les établissements ouverts toute l’année. On en trouve un, manifestement au dessus de notre condition, mais bon, y a pas le choix ! Malgré notre look «  Roumain », barbour crôtté sur pantalon de survet’  ils nous acceptent. La salle grandiose avec vue sur la l’océan ( mais il fait déjà nuit), des chaise savec dossier 1,80 m., ça change un peu des routiers. Et puis dedans les clients on sent bien qu’ils ne sont pas venus pour la course. De l’Allemand friqué, du notaire avec maitresse, genre !

Le gang est un peu bruyant , le temps de s’installer, le silence revient doucement jusqu’au moment ou le Max, pose son barbour sac à dos bourré Facom sur le dossier d’une une chaise qui bien sûr bascule et éclate dans un silence religieux . Putain d’éclat de rire de la bande qui peinait à rester cool. Après c’était mort . Les seniors ont finit de laper leur soupe et se sont cassés, au bridge, la salle était à nous la cheminée tirait comme la chaudière du  TGV le jour d’un record de vitesse et de temps en temps on voyait passer un loufiat qui prenait la température prêt à sonner le 17 ! 

Le lendemain, bon pied bon œil, un temps superbe au départ. Il y apeu d emonde , beaucoup d’abandons la veille, yapuka finir pour être classé. et plus si affinités...

Oui, mais !

C’était sans compter sur la guigne, un con de pin maritime qui traverse sans regarder, le Preston  glacé plus du tout souple qui explose à ras du té de fourche. Pas grave n’a fout ‘ !

Sauf que il y avait toujours de la neige fondue qui devenait de la glace en arrivant sur la truffe, donc niqué pour les lunettes. Et pas longtemps après en plus du masque de glace j’avais les paupières comme des joues de hamster pleines de sable.

Croix Rouge, vidange rinçage au sérum physiologique et adieu podium ! 

Bon on charge la mob sur la remorque un peu désappointé et back home.

Dès Poitier, la neige sur l’autoroute, putain on est pas couchés !

On attaque prudemment, mais avec les regroupements, ça devient très casse gueule de rouler groupés . Au bout d’un moment on finit par doubler les chasse neige, nous avons 300 kms. devant nous sans personne.

40, 45, 50 ça tient, 70 ça tient toujours on s’enhardie, 100, 120 à donf’ vers 130, si on ne touche pas aux freins la remorque équilibre, et la traction avant tracte. Nous sommes deux voitures sur l’autoroute, mon pote est devant a 1 ou 2 kms.  je le vois en fonction du relief.

Après keks heures de tension relative nous arrivons vers Palaiseau il se casse chez lui, je rentre à Fontenay avec le Max qui roupille depuis un bon moment.

Après 500 kms de route délicate, nous arrivons au box  pour larguer la remorque et dodo.

Ca fait trois jours qu’on joue Holydays on Ice  à pied à moto et en voiture, et dans la descente du garage sur la neige je perd un instant le contrôle je m’en sort avec un grand coup d’accélérateur ( uniquement reflexe) , les roues mordent sur la  partie sans neige de la descente, la remorque tape un peu une porte de box en ferraille, ouf, on est passés .   

On range la remorque avec la brèle dessus, et dodo !

Et bin non !

Impossible de remonter la neige tassée dans les reliefs du béton est un vrai miroir, il est 3 heures du mat, il caille on est crevés .

Je nous revois a gratter les graviers du trottoir avec des boite de K7 pour sortir la voiture du garage…
Bien sûr nous sommes arrivés grave à la bourre au boulôt, tous les deux !

Mais bon, ça fait des souvenirs.


Ô p....n
Le circuit verglassé et la neige sur la route... pas triste.
Mais alors le repas au gîte dans le noir et surtout celui dans le resto avec les notables du coin... terrible !

"Si Dieu existe qu'il le prouve. Et s'il n'existe pas, qu'il est le courage de l'avouer". Pierre Dac.Moto(s) : 80 Fantic FM280, It 175 1983
67 ans34303430 messages 28662866 images
Posté le 15-04-2011, à 17:50

ploermel78 a écrit :

Oléron sous la neige en 197x
.........


Trop bon  😄  😄 

Ca devait être en 1978 :
Emission spéciale Delarue: J'ai survécu à un enduro catastrophe

Emission spéciale Delarue: J'ai survécu à un enduro catastrophe

Emission spéciale Delarue: J'ai survécu à un enduro catastrophe

Moto(s) : BPS-Fantic-Hercules-Gilera-Ossa-KTM-SWM
68 ans22232223 messages 8383 images
Posté le 15-04-2011, à 18:01
comme ont dit les photos parle d elle meme ! 🙄 

BRUNO . team paysantini avanti .Moto(s) : Monark , fantic .
66 ans42404240 messages 472472 images
Posté le 15-04-2011, à 18:30
Pffffffff, il faudrait inventer la machine à remonter le temps! Quelle époque....
Michel, quand on sera (vraiment) vieux va falloir organiser des soirées "contes", avec toi aux manettes bien sûr!  👍 

Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du malMoto(s) : BPS 125 SE6J 75 & 76 - Herculès 250 76 - Bultaco Matador SD 71
55 ans1121911219 messages 569569 images
Posté le 15-04-2011, à 18:46
Pffffffff, il faudrait inventer la machine à remonter le temps! Quelle époque....

ouai  , moi j aimerais en vivre  un  comme ca   😂  😂  😂  et avec le mimi  comme professeur  😍  😍 
le canari

le canari , Co-Webmaster du site  SUZUKI PURE ENDURO FRANCE
79 ans37993799 messages 243243 images
Posté le 15-04-2011, à 19:12
impayable, j'ai rajeuni de 32 ans !, t'as pas ramené d'huitres ?  😄 

Moto(s) : monark
63 ans43494349 messages 541541 images
Posté le 15-04-2011, à 19:15
Merci ,Michel

ça fait un bien fou de te lire  😳 

dis ,monsieur t'en as a pas d'autres ,des belles histoires  😍 

gentleman driverMoto(s) : Fantic 125 RC 81 Brissoni ,
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