Ce n’est pas d’un enduro catastrophe dont j’ai survécu, mais d’une endurance de six heure qui n’avait rien de catastrophique au début, c'est-à-dire pendant un demi tour après le départ.
C’était sans compter sur le pilotage optimiste des deux jeunes que nous étions et surtout le manque de mémoire de mon pote (carence de phosphore, poisson ?), qui lui a fait oublier un gros piège du tracé.
Nous somme en février 1984 et nous partons pour l’endurance du Thoronet dans le Var, c’est la deuxième que nous faisons sur un 125 Yz qui est solidement sanglé et attelé derrière la Cx du père de mon coéquipier.
Avec ce dernier nous faisons croire à un ami qui vient nous faire l’assistance que nous sortons de boite de nuit et que nous n’avons pas dormis… il apprécie moyennement la blague, lui qui c’est levé à cinq heures du mat’,
Arrivés sur place, déballage et inscription terminée, je pars pour le tour de chauffe.
Le circuit est magnifique, nous roulons dans des carrières, la colline, sur toutes sortes de terrains, nous alternons des tronçons rapide et d’autres plus lents assez techniques.
Et justement des pièges, il y en à plusieurs dont trois gros :
Alors que nous roulons sur un chemin de la largeur d’une voiture, le tracé part à droite sur un sentier de chèvre à flanc de colline : à ma gauche la roche, à ma droite le ravin avec quelques arbres, dessous des rochets si hauts que le cadre touche, et au loin en bas les pompiers.
D’ailleurs en bien regardant je vois que quelques concurrents sont déjà au tas.
Après le passage pour biquettes, une partie roulante et en sortie de virage, rochers et caillasses à tous les étages… chaud !
Le dernier : après une petite grimpette nous tombons dans une mare, pour ne pas dire un bourbier artificiel, suivit d’une montée bien grasse.
Le tout bien évidement saupoudré de montées et de descentes un poil technique qui rendent ce circuit très intéressant.
Si je vous ennuis (et me fait ch..r) à vous décrire des passages somme toutes banals en TT, c’est que ces inoffensives difficultés vont jouer un rôle dans notre difficile début de course… et de fin d’ailleurs.
C’est l’heure du départ, je tiens la moto pour mon coéquipier qui prend le premier
relais, étant crossmen il est plus rapide que moi en début de course, mais en deuxième partie, je roule plus vite que lui, le lièvre et la tortue…
J’ai déjà pris des départs d’endurances, j’ai toujours trouvé ça marrant de partir avec cent cinquante furieux qui ont laissés leur cerveaux au stand et qui ne veulent qu’une chose : passer avant l’autre dans le premier virage malgré la poussière, les arbres, etc.… c’est beau l’inconscience de la jeunesse.
Les motos sont parties, je suis en mode « touriste » : bretelles en bas, bottes détachées, en pull (fait pas chaud) et je me dirige vers le début de la ligne droite des stands, enfin si on peut appeler un enchevêtrement de voitures, fourgons, tentes et autres ainsi.
Les premiers arrivent fort et je guette les numéros en espérant que mon pote ait pu gagner quelques places. Mais les motos passent et je ne vois toujours pas mon ami.
Pire encore, les concurrents qui étaient derrière nous passent, puis plus de motos, personne !
Là nous commençons à devenir vraiment inquiet quand soudain au micro le speaker annonce : « et voici un concurrent très attardé et très sale » et en effet je vois au loin un motard à moitié marron sur le sens de la longueur qui roule à faible allure.
C’est quand il sort du circuit pour rentrer au stand que je reconnais mon coéquipier. Je cours (avec mes bottes détachées) et je le rejoins à la voiture.
Mon pote n’a rien mais la moto à morflée du coté gauche : guidon tordu, levier d’embrayage cassé, sélecteur bloqué contre le carter, cale-pied plié en deux, sans compter les plastiques et le garde boue arrière qui font la gueule.
Mon ami m’explique comment il a fait sont compte : bien parti, il à attendu le passage pour biquettes pour se lâcher, mais à complètement oublié le deuxième passage rocailleux ou il s’en est mangé une belle.
Résultat quand il à repris la moto, elle était bloqué en deux et impossible de changer de vitesse. Passablement énervé de rouler lentement sur des parties roulantes, il est arrivé à fond de deux dans la marre boueuse… mais ça ne passait pas, alors il a décidé qu’un bain de boue lui ferait le plus grand bien… mais juste sur la moitié gauche.
Nous changeons le levier et détordons le reste comme nous pouvons.
Pour les courses suivantes, nous aurons en pièces détachées, de quoi faire une deuxième moto
C’est donc avec un guidon tordu, une moitié de cale-pied et un sélecteur bizarre que je pars en cette belle journée de février brumeuse où la pluie ne va pas tarder à tomber… il reste un peu moins de six heures de course, nous n’avons plus rien à perdre (à part quelques pièces), tout va bien.
Je fini mon premier relais sans problème (c’est fou comme on s’adapte à une machine tordue), le circuit est tellement beau que j’en ai oublié le reste, je m’éclate (au sens figurer, hein).
Mon pote prend la suite et nous commençons même à remonter des places.
Les relais s’enchaînent sans plus de problème, c’est solide un Yz.
Vers la fin, sans m’en rendre compte je roule sur un faux rythme lorsque un gars en Husqvarna me serre en haut d’une carrière, le guidon touche la banderole et un piquet et je passe à deux doigts de finir en bas.
Il vient de me réveiller, je reviens sur lui et le double, je ne le reverrai plus et le remercie, grâce à lui je roule à nouveau dans le bon rythme.
Sans savoir pourquoi, certains spectateurs applaudissent à mon passage, est ce parce que nous avons remontés des places ou bien parce que nous sommes toujours en course avec la moitié d’un Yz ? Mystère.
Dernier relais, le circuit est de plus en plus défoncé, les zones de freinages ne sont plus que des trous et les fins de descentes sont si pourries que je fini souvent en roue avant, mais je me sens bien et je continue à doubler des concurrents.
A dix huit ans on tient la forme, mais par contre on se laisse facilement déconcentrer :
Arrivé en haut d’une petite colline, sans savoir pourquoi, j’ai bloqué sur une superbe
brune, et quand je suis enfin revenu dans la course, j’ai magistralement raté mon freinage, le point de corde et j’ai failli passer en bas (qui à dit encore ?).
Dernier tour, j’arrive au fameux passage pour biquettes ou les pompiers ont passés la journée à ramasser des motards.
Comme d’habitude je me présente à la trialiste debout sur les cale-pieds… grave erreur : je ne vois pas la sournoise branche d’arbre qui vient se loger dans la roue avant et me la bloque (la roue, hein).
Le guidon se met en croix et je bascule dans le vide (je savais bien que je finirai par passer en bas), mais coup de bol, il y à un arbre et au moment ou je tombe, j’arrive a m’accrocher à son tronc, ses branches, enfin à ce que je peux. (j’ai du être un écureuil dans une autre vie).
Me voici donc la tête en bas, accroché à un arbre, la moto entre les jambes et entrain de crier comme un putois pour qu’on me sorte de cette délicate posture.
Je viens de rentrer dans le club très fermé de ceux qui se sont vautrés dans le piégeux « biquettes allay ».
Deux saints hommes viennent m’extirper de mon conifère et vingt sept ans après je les en remercie encore. Ce n’est pas que je n’aime pas les arbres, mais j’avais une course à finir et le point positif c’est que personne ne m’a doublé pendant ma pose verte.
Quand je relève la moto je m’aperçois que je viens de personnaliser le coté droit, la plaque numéro, le garde boue avant, le pot et je me rends compte que le garde boue arrière est parti faire sa vie depuis un bon moment. Je viens de customiser un à peu près Yz, et si Le bon coin ou Le guide vert avaient existés à l’époque, dans l’état, cette machine aurait probablement finie dans « les insolites ».
Je redémarre sans problème ??? repart, passe le drapeau à damier et fini donc cette course avec les restes d’un Yz sous le regard interrogatif des spectateurs.
Alors que nous remballons la moto et le matos, une âme charitable nous ramène le garde boue arrière. Il faut croire que nous nous étions fait repéré avec notre Yam allégée.
Je tiens à préciser que la moto a été entièrement réparée, et mon ami a fait plusieurs course avant de la revendre… indestructible le 83.
Nous n’attendrons pas la remise des prix, mais finalement la journée n’a pas été si mauvaise. Nous nous sommes bien amusés sur ce splendide circuit et nous avons fini la course… un bon entraînement quoi !
Les amis qui sont restés, et qui ont regardés le classement, nous ont dis plus tard que nous étions rentrés dans les cinquante, ce qui nous a un peu étonnés.
Si par miracle une personne avait dans ses archives les résultats de l’endurance du Thoronet 1984, je serais curieux de savoir si mes potes ne nous ont pas pris pour des truffes.
Même si nous avons un peu galéré au début, cette endurance reste un bon souvenir.
Mais le meilleur c’est nous sommes passés à deux doigts de rater cette course :
En effet ce jour là les routiers étaient en grève et faisaient des opérations escargots.
Quand nous sommes arrivés à Brignoles, des camions barraient la route en ne laissant qu’une petite place et il à fallut toute l’expérience du père de mon ami pour glisser la Cx avec sa remorque dans un trou de souris… du grand art.
Quelques jours après, cette endurance allait encore nous jouer un tour : en début de course les motos avaient soulevées de la poussière d’ocre qui a imprégnée nos maillots, puis une petite bruine suivie d’une bonne pluie avaient fini d’incruster la couleur.
Quand nous les avons lavés (chacun de notre coté), nous avons eu la désagréable surprise de les ressortir teintés d’une magnifique couleur rose !
Habitant à quelques kilomètres du Colorado provençal, dans une ville qui a fait commerce des colorants à base d’ocre, je savais que cette couleur n’allait pas partir de sitôt et j’imaginais déjà mes collègues en train de se foutre de ma gueule..
Mais Dieu merci mon sauveur apparut : Jacky Vimond !
Grâce à lui j’ai pu sortir mon maillot rose sans passer pour un excentrique…je l’en remercie.
Jusqu’au bout cette endurance nous en a fait voir de toutes les couleurs…
"Si Dieu existe qu'il le prouve. Et s'il n'existe pas, qu'il est le courage de l'avouer". Pierre Dac.Moto(s) : 80 Fantic FM280, It 175 1983
DIDIER- Team Paysantini Avanti
Et pourtant la vie continue ...
Moto(s) : monark
en revanche, le Ploermel, il semble qu'il ait des soucis de PC....
Un bon atterrissage, c'est quand on peut sortir tout seul de l'avion.
Un excellent atterrissage, c'est quand l'avion peut servir à nouveau
Quelqu'un se souvient -il de l'enduro de EU (pas bien loin de Gaillefontaine...) en 1982 ou 83 il me semble.
400 au départ et 40 à l'arrivée avec une spéciale sur le terrain de cross des sept-meules transformé en patinoire géante.
Dans un chemin creux transformé en rivière, je me plante: il ne restait plus que 10 cm de guidon qui dépassait ! Et j'étais déjà un préparateur réputé à l'époque car je me magne de ressortir la moto et.... le caoutchouc de poignée me reste dans les mains.
La moto replonge, je la ressort et la pousse comme un fou pour trouver un endroit un peu moins profond.
Et ben le IT 250, il a redémarré du 1er coup ! pourtant, déjà, pour choper le kick, il fallait des échasses.
Un vrai camion le IT mais côté fiabilité...
J'ai fait un tour et puis basta, j'en chiais trop mais il me semble que mon frère Frank Mulot avait fait 4 au scratch.
Si qualqu'un a les résultats ou des photosdans ces archives...
Moto(s) : swm 125
Moralité : ne jamais abandonner , meme mort, la solidaritee entre pote ca paye et ca laisse des souvenirs a vie , et si la boulangere du village vous dit que des trialistes ont tracé le parcours FUYEZ !!! 🤭 🤭 merci d avoir supporté mes aventures pascal,, mes potes ; pascal maurin , laurent guerin, et j m mialon 👍
Moto(s) : pampera, dtmx
j adore 👍 👍 👍
grandiose j aime bien j ai "tracé ma spécaile a moi" 😄 😄 😄
le canari
le canari , Co-Webmaster du site SUZUKI PURE ENDURO FRANCE
Un bon atterrissage, c'est quand on peut sortir tout seul de l'avion.
Un excellent atterrissage, c'est quand l'avion peut servir à nouveau
Moto(s) : monark
Entre 75 et 83 j’ai usé mon banquier à participer à de nombreux enduros de ligue ou de championnat, et même le premier BOL D’HERBE.
En Championnat de France le principe était : Samedi 2 tours, et le dimanche idem dans l’autre sens ( 90 à 120 kms. par tour je crois).
Inutile de vous dire que dans ces conditions la montée infernale du samedi se transformait en descente angoissante le dimanche, et réciproquement. Mais cela concernait surtout ceux qui repartaient le dimanche. Certaines fois les départs du dimanche étaient vite donnés… Au moins il y avait du monde dans la spéciale !
Celui qui n’a pas connu l’habillage du dimanche, sortir du duvet pour se glisser douillettement dans le froc en cuir, et les bottes trempées de la veille, celui là ne connait rien du confort .
J’ai aussi le souvenir d’un copain, qui malin, couchait à l’hôtel plutôt que de camper, et qui dans un éclair de génie post apéro avait posé pantalon et bottes trop près de la chaudière de l’hôtel. Ca pour être bien sec, il était bien le froc et les bottes aussi, c’était même plus sec c’était brut ! Tout racorni, souplesse carton . Et la course dans le parc le matin pour emprunter froc et bottes. Gros succès de rigolade sur le chemin du retour à la maison.
Tout ça pour dire qu’avant d’avoir le niveau technique et le degré de préparation / fiabilité qui permet de boucler 2 fois 2 tours, il y a eu quelques DNF !!
Quant à pointer à zéro c’était encore une autre histoire, il a fallut en aligner des kilomètres et des $ pour y arriver !
On commençait souvent avec un trail, mais rapidement il fallait absolument une vraie bête d’enduro, l’arme fatale ! Celle qui permettrait de faire éclater à la face du monde tout le potentiel inexploité. Là encore, quelques déceptions…
Combien de fois, suant et poussant tancké dans un bourbier on se traitait de con pour avoir choisi la mauvaise ornière, combien de fois le spectacle déprimant de la moto accrochée par les câbles à un arbre en contrebas, incitait à penser « Ce coup là, j’arrête » ?
3 semaines plus tard on découpait les n° dans le Vénillia.
Quelques évacuations sanitaires et/ou passages à la croix rouge aussi à ajouter au palmarès.
Ce que je regrette le moins c’est les retours dans la nuit de dimanche à lundi. Le temps de ranger la moto chez un pote la remorque chez un autre pour enfin aller prendre une douche et se glisser sous le torchon pour 2 ou 3 heures avant d’attaquer une journée de 8 heures avec courbatures et gnons qui se réveillent. Surtout que pendant le parcours du retour avec les caisses qu’on avait nous avions largement le temps de faire le bilan du W.E. , des frais à prévoir pour dans 3 semaines, sans parler du courrier qui attendait dans la boite à lettre…
J’en étais arrivé à un tel stade que je calculais quand je devais aller voir le toubib pour qu’il m’arrête de façon à la fois à gagner des jours pour la préparation, aller toucher les indemnités journalières à la sécu , pour l’essence, ou parfois trouver un pote fiable pour aller glisser l’arrêt de travail dans la boite de la sécu, une fois la course terminée sans bobo !
Tout ça pour pouvoir dire, 30 ans après, « Oléron sous la neige, j’y étais, et Beaune, un tour ½ ( déjà beau) abandon à la nuit largement hors course, et Cros, bien cata aussi celui là, et Loudun, Quillan le 1er Mai, la pluie en bas, la neige en haut, la boue partout ! Le sud de la France au mois de Mai, bien sûr, on campait ! Le samedi soir il y aivait eu tellement d’abandons qu’il y avait des piaules d’hôtel libres . Après une nuit à claquer des dents, et la journée à se geler les noix, on a pas hésité ! D’ailleurs Quillan , reste un must ! Le dimanche soir à 900 kms de la maison à faire dans la nuit, faux contact, je n’avais plus que les veilleuses qui fonctionnaient, plus de ventilation la drache dehors, et un m3 de fringues mouillées dans la 104, un cm. de buée sur les carreaux, fallait quand même remonter à la capitale vu que je m’étais préalablement pris de gueule avec ma hiérarchie qui m’avai « conseillé » d’être à l’heure lundi pour la prise de poste ! A 4 heures du mat’ j’ai échoué à Limoges toujours sous la pluie, j’ai jeté l’éponge.
Sur le moment, j’avoue, j’étais bien entamé.
Aujourd’hui, je ne regrette rien , non rien de rien !
Sauf la Vie qui allait avec .
Moto(s) : KTM
Moto(s) : monark
ploermel78 a écrit :J’ai survécu à plusieurs Enduros mythiques !
Entre 75 et 83 j’ai usé mon banquier à participer à de nombreux enduros de ligue ou de championnat, et même le premier BOL D’HERBE.
En Championnat de France le principe était : Samedi 2 tours, et le dimanche idem dans l’autre sens ( 90 à 120 kms. par tour je crois).
Inutile de vous dire que dans ces conditions la montée infernale du samedi se transformait en descente angoissante le dimanche, et réciproquement. Mais cela concernait surtout ceux qui repartaient le dimanche. Certaines fois les départs du dimanche étaient vite donnés… Au moins il y avait du monde dans la spéciale !
Celui qui n’a pas connu l’habillage du dimanche, sortir du duvet pour se glisser douillettement dans le froc en cuir, et les bottes trempées de la veille, celui là ne connait rien du confort .
J’ai aussi le souvenir d’un copain, qui malin, couchait à l’hôtel plutôt que de camper, et qui dans un éclair de génie post apéro avait posé pantalon et bottes trop près de la chaudière de l’hôtel. Ca pour être bien sec, il était bien le froc et les bottes aussi, c’était même plus sec c’était brut ! Tout racorni, souplesse carton . Et la course dans le parc le matin pour emprunter froc et bottes. Gros succès de rigolade sur le chemin du retour à la maison.
Tout ça pour dire qu’avant d’avoir le niveau technique et le degré de préparation / fiabilité qui permet de boucler 2 fois 2 tours, il y a eu quelques DNF !!
Quant à pointer à zéro c’était encore une autre histoire, il a fallut en aligner des kilomètres et des $ pour y arriver !
On commençait souvent avec un trail, mais rapidement il fallait absolument une vraie bête d’enduro, l’arme fatale ! Celle qui permettrait de faire éclater à la face du monde tout le potentiel inexploité. Là encore, quelques déceptions…
Combien de fois, suant et poussant tancké dans un bourbier on se traitait de con pour avoir choisi la mauvaise ornière, combien de fois le spectacle déprimant de la moto accrochée par les câbles à un arbre en contrebas, incitait à penser « Ce coup là, j’arrête » ?
3 semaines plus tard on découpait les n° dans le Vénillia.
Quelques évacuations sanitaires et/ou passages à la croix rouge aussi à ajouter au palmarès.
Ce que je regrette le moins c’est les retours dans la nuit de dimanche à lundi. Le temps de ranger la moto chez un pote la remorque chez un autre pour enfin aller prendre une douche et se glisser sous le torchon pour 2 ou 3 heures avant d’attaquer une journée de 8 heures avec courbatures et gnons qui se réveillent. Surtout que pendant le parcours du retour avec les caisses qu’on avait nous avions largement le temps de faire le bilan du W.E. , des frais à prévoir pour dans 3 semaines, sans parler du courrier qui attendait dans la boite à lettre…
J’en étais arrivé à un tel stade que je calculais quand je devais aller voir le toubib pour qu’il m’arrête de façon à la fois à gagner des jours pour la préparation, aller toucher les indemnités journalières à la sécu , pour l’essence, ou parfois trouver un pote fiable pour aller glisser l’arrêt de travail dans la boite de la sécu, une fois la course terminée sans bobo !
Tout ça pour pouvoir dire, 30 ans après, « Oléron sous la neige, j’y étais, et Beaune, un tour ½ ( déjà beau) abandon à la nuit largement hors course, et Cros, bien cata aussi celui là, et Loudun, Quillan le 1er Mai, la pluie en bas, la neige en haut, la boue partout ! Le sud de la France au mois de Mai, bien sûr, on campait ! Le samedi soir il y aivait eu tellement d’abandons qu’il y avait des piaules d’hôtel libres . Après une nuit à claquer des dents, et la journée à se geler les noix, on a pas hésité ! D’ailleurs Quillan , reste un must ! Le dimanche soir à 900 kms de la maison à faire dans la nuit, faux contact, je n’avais plus que les veilleuses qui fonctionnaient, plus de ventilation la drache dehors, et un m3 de fringues mouillées dans la 104, un cm. de buée sur les carreaux, fallait quand même remonter à la capitale vu que je m’étais préalablement pris de gueule avec ma hiérarchie qui m’avai « conseillé » d’être à l’heure lundi pour la prise de poste ! A 4 heures du mat’ j’ai échoué à Limoges toujours sous la pluie, j’ai jeté l’éponge.
Sur le moment, j’avoue, j’étais bien entamé.
Aujourd’hui, je ne regrette rien , non rien de rien !
Sauf la Vie qui allait avec .
Génial Michel ! 😄 😄 😄 Purée tu sait nous remettre de sacré moment en mémoire , le coup du parcour du Dimanche a l'envers ça m'en as valu des nuits agités 😕 . T'est grand Michel ! 😀 😀
DIDIER- Team Paysantini Avanti
Et pourtant la vie continue ...
le paice a écrit :👍 👍 Salut a tous il y a-t-il des auvergnats qui se rappellent de l enduro de cros de ronesque dans le cantal en avril 82 il comptait pour la ligue d auvergne , un enduro de foire a l époque ou chaque village voulait en organiser un !! deja le matin 5 cm de neige grasse ,( apres la pluie toute la nuit )sur la place du village (tres joli malgré tout !) et rivieres en crue en dessous !! ça m inspire moyen quand je vois la hauteur d eau, le depart est donné on part direct en 50metres de la place a un sentier a pic qui donne dans la riviere, imaginez la tete des gars dans le parc qui regardent les potes en train de noyer les motos, ! deja une sur 6 arrive a passer , puis des pilotes voyant ça , commencent a tomber le casque et ne prennent plus le depart , et moi j y vais ? j y vais pas , ben le trouillometre a zero je me lance , j ai vu quand prenant l aval du ruisseau ca a l air moins profond , bip depart , coup de kick, descente , un bon coup de gaz la ktm rentre dans l eau dans un grand boooeerkk , de leau jusqu au reservoir , et puis je sort sur l autre berge , au milieu d un paquet de motos que les gars plantent sur la roue ar. Pour les vidanger ! mais soucis 3° dehors et je me suis tempé ,jusque sous le casque ! 😭 , plus un cm² de sec , tant pis , on continue j ai pas fait 200 bornes pour abandonner , et puis a l inscription on nous a dit , c est dur c est des trialistes ( veridique !!) 😜 😜 qui on fait le parcours et les temps , !!!!! donc on vas se rechauffer et je n ai fait que 200 metres !! ben oui ca a été dur des descentes a pic , a coté de la moto, puis remontees impossibles , et la avec des potes on etait 4 on a decidé de s aider , rouler ensemble , et on réussissait a progresser et remonter des numero partis ¾ d heures avant nous, j avais plus froid !! puis au détour d un sentier les traces et les flèches nous invitent a tourner sur la droite , en hors piste, dans une pente a 60° !! heureusement entre les arbres ou je m appuyait avec l epaule pour ne pas passer par devant !! le bois etait entrecoupé de muret de 1.5 a 2 metres de haut, et la pas d autres choix, tout le monde jetais sa moto pour descendre, on avait du faire 15 km depuis le depart, !! la je regarde les temps et je me rend compte que je devrais pointer au ch3 donc , boucler mon premier tour , j ai meme pas vu le ch1 !!! avec les potes on se dit c est un grand n importe quoi, et ,a la premiere route on rentre au chaud ! mais voila les aventures de la 1 ere gilles lalay classic , avant l heure ,, ne s arrêtent pas la !! 100 mètres avant le ruisseau , du fond de ce gouffre, arrive un bruit sourd et un immense nuage , de fumée et de vapeur , on avance et la surprise, encore une !!! tout les pilotes sont bloques la , même les nationaux partis plus de 2 heures avant nous !!! le problème sur l autre versant faut remonter ces fameux murets ! ceux qui se la joue solidaires montent mais a quel prix , c est ce qu on a fait et a 4 on monte les motos une a une en les portant !!!!! pas d autre choix et la heureux car on a laissé les ¾ des coureurs au fond du gouffre, et puis on a vu des groupes se former, pour s unir et porter les motos comme nous,, et oui la brave dame des inscriptions nous l avait dit ces des TRIALISTES qu on tracé !!! mais la route attendue , n est jamais venue !! tel david vincent, tombant sur les envahisseurs, et cherchant son chemin, fatigués , plus de force , obligé de suivre cette trace, gluante, cette terre cantalienne , amoureuse , qui ne vous lache plus, la suite ne fut qu une successions de passages extrêmement dangereux, on a été sortir un gars parti dans un ruisseau bien 20 metres plus bas , lui et lui seul , car la moto meme a 5 c etait impossible, et vu l endroit je me demande si sa swm n est pas toujours dans le ravin !!! puis on a trouvé une route….. cetait la fin du tour et le debut de speciale en fin de boucle, il s est remis a neiger, quelle speciale !! les chronométreurs ne nous regardait plus , je fait un semblant de tour entre des piquets a terres et banderoles déchirées de partout, pour dire j ai fait mon propre tracé , ma spéciale a moi, !! tellement labouré de partout qu on pouvait meme pas deviner le tracé original,, je rentre au village , une personne nous dit qu il n y a pas de 2 eme tour, AH BON , quelle bonne blague !! j ai deja 3 heures de retard sur le 1 er !! et puis tous ceux qui on finit sont récompensés !!, c est comme ca qu on m apprend que je fini 2 eme en 125 au scratch, vu ma speciale !!! j eclate de rire !!
Moralité : ne jamais abandonner , meme mort, la solidaritee entre pote ca paye et ca laisse des souvenirs a vie , et si la boulangere du village vous dit que des trialistes ont tracé le parcours FUYEZ !!! 🤭 🤭 merci d avoir supporté mes aventures pascal,, mes potes ; pascal maurin , laurent guerin, et j m mialon 👍
Excellent ! 👍 👍 👍
DIDIER- Team Paysantini Avanti
Et pourtant la vie continue ...
Moto(s) : pampera, dtmx
el ligue d'auvergne il y a eu aussi quelques enduros de siaugues plutôt corsés en météo.de mémoire,sauf erreur trois années de suite le deuxième tour fut annulé cause intempéries.
et encore que dire il n'y a pas si longtemps de l'xtrem du haut allier sous la neige, j'y etais en 250 4t tm à kick, s'il n'y avait pas eu les copains j'y serai encore, merci à eux.
depuis je suis repassé au deux temps 😂
may the 80tm force be with you ! y à un blaireau qui m'à gonflé


