LES PILOTES ET LES MOTOS DU PARIS DAKAR (LE VRAI!)
Allez, pour en revenir à 1987, quelques petites précisions sur le projet Ecureuil du regretté Pierre-Marie Poli et de la Caisse d'Épargne Écureuil, avec une moto particulièrement novatrice, dont une grande partie de la construction avait été réalisé, comme précédemment dit, par la firme ERS, spécialiste en matériaux composite.
Le but étant de concevoir, entre autres, une machine "facile et rapide d'accès" en entretien. On retrouve donc un ensemble, coque en fibre, comprenant, les réservoirs d'essence et d'eau, les supports de batterie, d'allumage, du filtre à air et de la selle, avec une partie arrière de cette dernière faisant office de "fusible" en cas de tonneau, ce qui devait permettre au pilote de finir l'étape avec une selle.
Cet ensemble est annoncé pour seulement 5,8 kg. Le moteur, quasi identique au Team Marlboro-Rahier, est un BMW 1000, préparé par Arcueil Moto et prêté par BM France, suspendu sous la coque et fixé par deux pattes de support, en aluminium, cloisonnées, de 1,2 kg chacune, et permettant le réglage de positionnement du moteur, d'avant en arrière afin de répartir les masses, selon les désirs, et avec un temps de dépose moteur de seulement 15 min !
À l'avant, la colonne de direction est boulonnée et permet un réglable en géométrie de la chasse,tout en offrant également un temps ultra-rapide de dépose de la fourche, en seulement 5 min. Pour en finir sur l'aspect technique de la chose, notons que le carénage dispose de nombreux coffres de rangement, afin que le pilote ne soit pas gêné par l'emport d'un sac à dos, voir même d'une banane (aux vues des photos, ils ne prendront aucun risque ; ), ce qui permet aussi d'après les études finales en soufflerie, annoncées à l"époque, un gain de 15 km/h en vitesse de pointe, faisant de l'Ecureuil, l'une des motos les plus rapides du rallye.
Au rayon des autres détails techniques, on découvrira aussi, un bras oscillant doté d'une cloison permettant de le charger en air sous pression, afin de remédier rapidement à quelques gonflages de roues. À l'époque, la bête est annoncée pour un prix, variant de 200 000 à 600 000 FR. Avouons que si ce 1er modèle "taillé à la serpe" était plutôt hideux, les versions suivantes furent beaucoup plus affriolantes et tout aussi novatrices. Au niveau sportif, le Dakar 87, commence plutôt bien pour l'équipe, puisque la nouvelle recrue, l'enduriste Marc Moralès, se classe 4e au prologue (voir classement par ailleurs),
alors que Pierre-Marie Poli ne réédite pas sa victoire "cloutée" dans la neige de 1986, mais part à la faute dans la gadoue de Cergy-Pontoise.
Malheureusement, lors de la 1ere étape en Algérie, l'équipe est minée par des problèmes de batterie et Marco terminera même l'étape avec une roue avant sectionnée, nette. Ici, le 3e pilote, Daniel Pescheur.
Heureusement, le team Écureuil bénéficie d'une des plus grosse assistance du rallye, avec structure gonflable, ce qui leur permettra d'aider considérablement le team officiel BM, lorsque ce dernier aura perdu la majeure partie de son assistance, plus tard dans le rallye.
Malheureusement, le lendemain, le regretté Daniel Pescheur, victime d'un court-circuit, verra sa belle machine partir en fumée, sans pouvoir maîtriser l'incendie
alors que PMP perd 4 heures, le surlendemain, toujours à cause de problème électrique. De son côté, Moralès remonte gentiment au classement, 22e au général à Tam, puis 14e au repos à Agadez, ici avec ses compagnons BMW-Rahier
alors que PMP, incroyable, abandonne après un spectaculaire accrochage avec Boano, en plein milieu du désert, les deux motards suivant une trajectoire "croisante" pendant des kilomètres, sans s'être vus ! Pour finir, Marc Moralès, finalement rentré dans le top-ten du rallye, en 7e position, finira par abandonner sur la plage, à seulement 3 kilomètres de Dakar, sur casse d'embrayage !
Notez qu'il portait pourtant un immense un sac à dos...
Pas de doute, quand la poisse vous tient...
Le but étant de concevoir, entre autres, une machine "facile et rapide d'accès" en entretien. On retrouve donc un ensemble, coque en fibre, comprenant, les réservoirs d'essence et d'eau, les supports de batterie, d'allumage, du filtre à air et de la selle, avec une partie arrière de cette dernière faisant office de "fusible" en cas de tonneau, ce qui devait permettre au pilote de finir l'étape avec une selle.
Cet ensemble est annoncé pour seulement 5,8 kg. Le moteur, quasi identique au Team Marlboro-Rahier, est un BMW 1000, préparé par Arcueil Moto et prêté par BM France, suspendu sous la coque et fixé par deux pattes de support, en aluminium, cloisonnées, de 1,2 kg chacune, et permettant le réglage de positionnement du moteur, d'avant en arrière afin de répartir les masses, selon les désirs, et avec un temps de dépose moteur de seulement 15 min !
À l'avant, la colonne de direction est boulonnée et permet un réglable en géométrie de la chasse,tout en offrant également un temps ultra-rapide de dépose de la fourche, en seulement 5 min. Pour en finir sur l'aspect technique de la chose, notons que le carénage dispose de nombreux coffres de rangement, afin que le pilote ne soit pas gêné par l'emport d'un sac à dos, voir même d'une banane (aux vues des photos, ils ne prendront aucun risque ; ), ce qui permet aussi d'après les études finales en soufflerie, annoncées à l"époque, un gain de 15 km/h en vitesse de pointe, faisant de l'Ecureuil, l'une des motos les plus rapides du rallye.
Au rayon des autres détails techniques, on découvrira aussi, un bras oscillant doté d'une cloison permettant de le charger en air sous pression, afin de remédier rapidement à quelques gonflages de roues. À l'époque, la bête est annoncée pour un prix, variant de 200 000 à 600 000 FR. Avouons que si ce 1er modèle "taillé à la serpe" était plutôt hideux, les versions suivantes furent beaucoup plus affriolantes et tout aussi novatrices. Au niveau sportif, le Dakar 87, commence plutôt bien pour l'équipe, puisque la nouvelle recrue, l'enduriste Marc Moralès, se classe 4e au prologue (voir classement par ailleurs),
alors que Pierre-Marie Poli ne réédite pas sa victoire "cloutée" dans la neige de 1986, mais part à la faute dans la gadoue de Cergy-Pontoise.
Malheureusement, lors de la 1ere étape en Algérie, l'équipe est minée par des problèmes de batterie et Marco terminera même l'étape avec une roue avant sectionnée, nette. Ici, le 3e pilote, Daniel Pescheur.
Heureusement, le team Écureuil bénéficie d'une des plus grosse assistance du rallye, avec structure gonflable, ce qui leur permettra d'aider considérablement le team officiel BM, lorsque ce dernier aura perdu la majeure partie de son assistance, plus tard dans le rallye.
Malheureusement, le lendemain, le regretté Daniel Pescheur, victime d'un court-circuit, verra sa belle machine partir en fumée, sans pouvoir maîtriser l'incendie
alors que PMP perd 4 heures, le surlendemain, toujours à cause de problème électrique. De son côté, Moralès remonte gentiment au classement, 22e au général à Tam, puis 14e au repos à Agadez, ici avec ses compagnons BMW-Rahier
alors que PMP, incroyable, abandonne après un spectaculaire accrochage avec Boano, en plein milieu du désert, les deux motards suivant une trajectoire "croisante" pendant des kilomètres, sans s'être vus ! Pour finir, Marc Moralès, finalement rentré dans le top-ten du rallye, en 7e position, finira par abandonner sur la plage, à seulement 3 kilomètres de Dakar, sur casse d'embrayage !
Notez qu'il portait pourtant un immense un sac à dos...
Pas de doute, quand la poisse vous tient...
Moto(s) : Kawasaki 250 KLX - 1981/Honda 250 CRF-X - 2005
Oauw, merci pour ces photos et tout ces détails techniques. Intéressant.
Oui, très bien Spit! 👍
Bien conçues ces écureuils:
ça peut même servir de siège! 😄
PMP en 1989, si je ne me trompe pas... 😲
Bien conçues ces écureuils:
ça peut même servir de siège! 😄
PMP en 1989, si je ne me trompe pas... 😲
Ici, tout le monde aura reconnu, le modèle de 1989, avec fourche inversée et habillage moins "carré", pendant que PMP avait avancé le travail dans l'attente de son assistance. L'année précédente, en 1988, le team, composé de Poli, Gilles "world champ trial 82" Burgat, Raymond Loizeau (ici aux Pharaons 1987, toujours avec la 1ere version de la moto)
et Marc Joineau (NON, Philippe !!!!!), connaîtra des fortunes diverses, malgré une vitesse de pointe impressionnante de la moto, ce qui commencera à faire sonner le glas de ce nouveau et beau projet français...
et Marc Joineau (NON, Philippe !!!!!), connaîtra des fortunes diverses, malgré une vitesse de pointe impressionnante de la moto, ce qui commencera à faire sonner le glas de ce nouveau et beau projet français...
Moto(s) : Kawasaki 250 KLX - 1981/Honda 250 CRF-X - 2005
Monsieur Spit, c'est Philippe Joineau et non son frère, qui a couru sur cette Ecureuil! 😕
Pour la photo de PMP, elle est répertoriée 1989 sur plusieurs sites et bizarrement, je n'ai pas trouvé de photos de l'année 1988.
Il y avait pourtant PMP (29ème), Gilles Burgat le trialiste, Raymond Loizeau et Philippe Joineau (21ème) comme pilotes...
Pour la photo de PMP, elle est répertoriée 1989 sur plusieurs sites et bizarrement, je n'ai pas trouvé de photos de l'année 1988.
Il y avait pourtant PMP (29ème), Gilles Burgat le trialiste, Raymond Loizeau et Philippe Joineau (21ème) comme pilotes...
Aaaargh !!! Promis, je me flagelle avec une pelote de laine douce !!!! La photo du livre est de 1988, tiré du film réalisé pour la Caise d'Epargne Écureuil, où l'on voit PMP se tirer la bourre avec le Range de Tambay, pendant 200 bornes... Pour, au final, une 21e place pour Joineau et une 29e pour PMP.
www.youtube.com/watch?v=Lz4z_4whG1Y
www.youtube.com/watch?v=WYjmdbytBSQ
www.youtube.com/watch?v=Lz4z_4whG1Y
www.youtube.com/watch?v=WYjmdbytBSQ
Moto(s) : Kawasaki 250 KLX - 1981/Honda 250 CRF-X - 2005
Tu vois, ça arrive même aux meilleurs... 😄
En continuant sur les écureuils:
1989: kesaco?
Impressionnante:
En continuant sur les écureuils:
1989: kesaco?
Impressionnante:
elricos37 a écrit :Tu vois, ça arrive même aux meilleurs... 😄
En continuant sur les écureuils:
1989: kesaco?
Un prototype de toilettes sèches ? 🙂
Je ne crois pas à une vie après la mort, mais j'emporterai quand même un caleçon de rechange... (W. Allen)Moto(s) : Nennapu !
Un nid de guêpes ou un cache soupapes.... 😕
Indice : je ne suis pas royaliste ; )
Ce pourraient-êtres des isolateurs électriques...
si le nouveau proprio bosse chez EDF...
Ou alors une réserve de protection de cache-culbu en kevlar...
Ce pourraient-êtres des isolateurs électriques...
si le nouveau proprio bosse chez EDF...
Ou alors une réserve de protection de cache-culbu en kevlar...
Moto(s) : Kawasaki 250 KLX - 1981/Honda 250 CRF-X - 2005
Spit a écrit :Aaaargh !!! Promis, je me flagelle avec une pelote de laine douce !!!!
alfred a écrit :
Ho les gars,j'ai retrouver Sado et Maso.... 😕
Tu vois que tu ne dessine pas si mal, Alfrefred ; ) quand tu veux...
Moto(s) : Kawasaki 250 KLX - 1981/Honda 250 CRF-X - 2005
Spit est grassouillet? 🙄
elricos37 a écrit :Tu vois, ça arrive même aux meilleurs... 😄
En continuant sur les écureuils:
1989: kesaco?
Crazy Tiger a écrit :Un cylindre de rechange?
Un prototype de toilettes sèches ? 🙂
Moto(s) : Kawasaki 250 KLX - 1981/Honda 250 CRF-X - 2005



























